Saturday, July 4, 2009
Le chat.
Ok! Ça y est. Je crois que je viens de vivre mon moment le plus débile de service à la clientèle. J’étais tranquillement à la réception de l’hôtel, avec le nouvel auditeur de nuit, un gentil monsieur prénommé Mario. Alors, évidemment, étant donné que je lui donne sa formation, je me dois de lui montrer certaines choses, ce que je fais pendant quelques minutes. Tout à coup, le téléphone sonne. Le même accueil protocolaire pour chaque appel provenant de l’extérieur et je termine par un joli « How may I help you? » (étant donné que nous avons une clientèle majoritairement anglophone ici à mon travail. Alors, voilà qu’une dame, visiblement asiatique, fraîchement débarquée au pays (je ne suis pas raciste, elle avait seulement une énorme difficulté à parler en Anglais), commence à me compter comment elle a perdu son chat, qu’elle l’aimait tellement, etc. Du coup, je fais une face vraiment bizarre de pseudo-découragement/étonnement/ « what the fuck ». Je lui demande gentilment, si je peux la mettre sur HOLD quelques secondes. Je suis vraiment trop abasourdi et sur le point d’éclater de rire. En fait, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Elle me parle de son chat qui s’est sauvé et ce n’est pas tout… Je m’excuse du délai et reprends la conversation. Elle me dit : « Can you help me? Am I at the Police Central? » Alors, évidemment, moi de répondre non… avec un air toujours aussi hébété. Je lui dis qu’elle est dans un hôtel et que nous ne sommes malheureusement pas la police. Elle poursuit en me disant que c’est la centrale téléphonique pour gens perdus (i.e.: le 411) qui l’a guidée jusqu’à nous, toujours en prétextant qu’elle croyait avoir rejoint la police. Alors, je tente de la calmer et lui dit qu’elle est dans un hôtel encore une fois. Puis, elle poursuit en disant : « Ah ! O.K. ! Hotel ! », dit d’un ton très télégraphique. Elle enchaîne en me demandant s’il ne serait pas possible de lui octroyer un rabais étant donné qu’elle est sous le choc d’avoir perdu son chat et en m’informant qu’elle vit la récession en ce moment aux Etats-Unis. Ce n’est malheureusement pas tout ! Elle me relance en disant qu’elle et sa famille avaient choisi le Québec finalement étant donné qu’ils voulaient aller en France, mais que les billets d’avion étaient trop chers à cause de la récession. Finalement, je lui demande encore si je peux faire quoi que ce soit concernant la vente d’une chambre d’hôtel et elle me dit que non en terminant sur : « BUT I WANT MY CAT BACKKK ! » Honnêtement, j’en reviens simplement toujours pas ! Non, mais quelle histoire !
Subscribe to:
Post Comments (Atom)










0 comments:
Post a Comment